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En septembre 1989, Bernard CAROFF crée son entreprise ; il a 26 ans. La construction d’une serre en verre de 7 000 m2 va lui permettre de produire de la tomate vrac (calibre 57/67). Après une bonne première année de production, la guerre du Golfe fragilise les approvisionnements et rebat les cartes. Les prix du gaz propane ont considérablement augmentés. Décision est alors prise d’investir dans une nouvelle chaudière au fioul lourd pour l’hiver 1990/91. Dans le prolongement de cet investissement, 10 000 m2 de serres supplémentaires viennent conforter les 7 000 m2 existants avec une équipe de 15 personnes.
Les trois années suivantes sont difficiles, tant au plan commercial qu’économique. Dans la course au coût de production le plus faible en Europe, qui entraîne une guerre d’usure, Bernard CAROFF étudie le marché et l’évolution des goûts et des modes de vie. Il prépare l’évolution décisive qui assurera la pérennité de l’entreprise.
C’est en développant des produits hauts de gamme à valeur ajoutée, grappes et grapinettes (cerise, cocktail…) dans un premier temps, que l’entreprise se redresse financièrement à partir de 1994/95. Puis elle poursuit ses innovations, en créant régulièrement de nouvelles variétés.
Un positionnement décisif : le haut de gamme à forte valeur ajoutée :
En 2002/2003, en mitoyenneté avec son frère Bernard, Yannick CAROFF construit une serre verre de 12 000 m2 .Les deux frères s’associent en 2004 pour créer le Gaec TI GWER (la « maison de verre » en breton) et deviennent co-gérants d’une structure de 29 200 m2 qui emploie une quinzaine de salariés sous contrats à durée déterminée l’hiver et jusqu’à une cinquantaine de saisonniers l’été.
En 2004, la construction d’une serre supplémentaire de 12 000 m2 porte la surface totale de production à 41 000 m2. Le positionnement « valeur ajoutée » est clairement affirmé.
Le Gaec TI GWER accentue la diversification vers les produits hauts de gamme et les marques à forte notoriété (cerise grappe, Cœur-de-Pigeon, tomate ancienne italienne : Cœur-de-Bœuf, Vérona…), très « marketés » et de bonne conservation, qui répondent aux nouvelles attentes des consommateurs.
L’entreprise devient une véritable P.M.E de quelques 40 personnes, et se trouve confrontée à de nouveaux challenges pour se concentrer sur son cœur de métier, assurer son avenir et son bon fonctionnement.
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